Ça a commencé sous forme de boutade quand elle s’est rendue compte que j’ai de l’huile de palme dans mon frigidaire…il ne l’a pas cru…ça m’a valu une running-joke le reste du week-end. Oui, j’ai de l’huile de palme: 700g dans mon frigo pour faire des savons…mais ma prochaine production sera la dernière à base d’huile de palme…je promets.

Il m’a dit de regarder Green, le film…

Je viens de le faire…

Je me sens effondrée devant cette horreur, oui, bien sûr je savais, mais les images sont terribles. Je me sens en colère: l’homme est-il seulement capable de ne pas détruire une seule chose sur cette planète? Je me sens découragée par l’ampleur du changement à mener…changement pour soi dans un premier temps, puis au niveau de la société toute entière.

Parce qu’il n’est pas question que d’huile de palme, mais aussi de bois exotique, de papier…et je m’interroge sur l’accès à l’information, comment s’assurer de l’origine de ce qu’on achète (des noms d’entreprises sont cités à la fin du film), comment penser à tout, tout le temps….Pourquoi? Comment en sommes-nous arrivés là? dans ce système où nous ne pouvons plus avoir confiance dans les produits que nos achetons…Comment imaginer que lorsque nous achetons un cahier, nous participons au massacre des orangs-outans et autres habitants de la forêt indonésienne? Traquer l’huile de palme…c’est facile pour certains produits, plus complexe pour d’autres tellement elle est omniprésente. Le bio ne nous met pas à l’abri…c’est un de ces nombreux paradoxes, avec le sur-emballage, les produits hors saisons au bilan carbone scandaleux, les produits interdits comme le cartilage de requin…et cette fameuse huile de palme. Que j’ai acheté pour faire des savons, alors que je fais attention pour la nourriture…c’est fini, je promets.

Je vous invite à regarder ce film…et vous préviens, il faut avoir le coeur accroché….et partagez vos ressentis ici, si vous le souhaitez.

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